ENSEIGNEMENTS ET DECISIONS AUX TRAVAUX DU
21 EME CONGRES
DE

L'UNION LOCALE C.G.T

DU 12 EME ARRONDISSEMENT DE PARIS

Des 4 et 5 Décembre 2003

 

Avec 49 participants, des syndicats du Privé comme du public, nous pouvons nous féliciter de la participation des militants qui s'étaient engagés et ont participé.

Plus d'une cinquantaine d'interventions sur les deux jours que ce soit sur la situation sociale, les grands dossiers revendicatifs, les luttes de la période et la vie de notre organisation, donnant à ce congrès un ton offensif et dynamique.

Retour sur les enseignements à tirer des multiples luttes, pour la défense de notre système de retraite pendant le le 1er semestre 2003, celles des chômeurs et intermittents du spectacle contre la nouvelle convention UNEDIC remettant en cause les droits des privés d'emploi. La bataille opiniâtre du comité des chômeurs du 12éme
arrondissement animé par Marie-France Catherine, qui a multiplié les initiatives en direction des chômeurs devant les portes des ANPE, ASSEDIC, lors des forums des associations du 12ème et de la Ville de Paris, recueillant plus de 700 signatures sur la carte pétition adressée a J.Chirac, qui sera déposée lors d'une initiative d'action le 18 Décembre 2003 à L'Elysée. Marie-France évoquant la situation dramatique des salariés privés d'emploi et la nécessité de poursuivre les mobilisations convergentes et solidaires sur la défense de l'emploi.

Autre question cruciale évoquée, celle de notre système de santé et de l'avenir des hôpitaux publics, qui subissent de plein fouet la politique de restriction budgétaire, la bataille pour la sauvegarde de l'Hôpital Rothschild et les structures de soins dans notre arrondissement.

L'action convergente menée par le personnel médical et paramédical avec les usagers, élus, l'aide des structures professionnelles et interprofessionnelles a permis d'empêcher sa fermeture définitive.

La question des transports, de la poursuite de notre activité que ce soit sur la qualité des transports, la hausse des tarifs, la bataille a prolongé sur la réouverture de la petite ceinture ce qui a conduit les camarades au congrès a proposer de réfléchir à une expression de masse en direction des usagers et la mise en place d'un collectif service public, chargé de travailler sur cet axe revendicatif, comme sur d'autres, tel l'avenir de l'entreprise publique D'EDF- GDF, soumis au diktat de la commission de Bruxelles et la menace de sa privatisation .

De ce point de vue, un tract de masse en direction des usagers à 2 500 000 exemplaires pour Paris est disponible à l'UL.

Une diffusion aura lieu dans les gares parisiennes le 13 Janvier 2004.

Notre prochaine CE proposera un plan de travail pour sa diffusion dans les lieux publics, les marchés et dans les entreprises.

Cette question de la privatisation des services publics, n'est pas sans lien avec le projet de constitution européenne et sa nocivité, et la nécessité d'engager un réel débat démocratique, pour que les syndiqués de la CGT puissent donner leur avis quant au contenu de la charte des droits sociaux.

Autre dossier lourd d'enjeux qui a fait l'objet d'un débat sur une demi- journée celui de la réforme de l'assurance maladie, après une courte introduction d'Anne Leloarer, administrateur à la CPAM de Paris, qui donnait des éléments sur les objectifs gouvernementaux et des pistes pour développer la bataille, nous avons proposé de poursuivre l'information plus largement en direction des militants et syndiqués de notre
arrondissement en organisant une demi - journée d'étude, début Mars.

En effet, l'année 2004 va être une année charnière pour l'avenir de notre système de protection sociale solidaire et sa survie. Nous avons besoin d'armer les militants de manière à ce qu'ils puissent aborder le débat, argumenter avec les propositions CGT pour qu'ils puissent aller à la rencontre des salariés. Nécessité d'expliquer les véritables enjeux et dénoncer les mensonges du gouvernement quant au réel déficit de la sécurité sociale, travailler les contenus revendicatifs sur le financement en lien avec le développement de l'emploi et l'augmentation des salaires pour assurer les ressources de la protection sociale.

Le débat sur la qualité de la vie syndicale et notre activité interprofessionnelle à l'Union Locale a pris une grande acuité, discussion de près de 4 heures sur la nécessité d'améliorer la prise en compte de cette structure de proximité, pour faire face à la dégradation de la situation économique et sur l'ensemble des dossiers revendicatifs qui vont nécessiter des luttes convergentes de haut niveau. Interventions des camarades des entreprises du privé qui faisaient part de leurs expériences et de leurs attentes vis-à-vis de l'interpro, mais aussi de l'aide qu'ils ont reçu de l'UL. La volonté des gros syndicats de s'engager dans la prise en charge des entreprises du privé sur leur site, comme le syndicat des cheminots de la gare de Lyon qui coopère avec le syndicat CGT des Wagonslits/ Sud Europe Services, sur l'avenir de l'activité de cette entreprisé ou l'organisation de la CGT à l'entreprise de nettoyage Challencin.

Chacun s'est accordé à dire que l'UL était la structure de proximité indispensable pour développer la CGT dans notre arrondissement, et coordonner les luttes. Pour y parvenir, il faut bien entendu avoir la volonté de travailler ensemble, « ce dont a besoin l'UL, ce n'est pas tant le fait d'avoir du monde pour que celle-ci reste ouverte pour accueillir les salariés encore que ! » mais c'est plutôt faire vivre un mode de vie entre les divers syndicats et militants de l'arrondissement pour échanger, réfléchir ensemble, décider d'initiatives et les mettre en œuvre collectivement afin d'être efficace et répondre aux besoins des salariés. Ce que nous avons su faire vivre dans nos échanges pendant ces 2 jours et lors de la campagne des prud'hommes, comme dans la bataille sur les retraites depuis plus de 2 ans, montre s'il en est besoin l'impérieuse nécessité de l'UL et de son existence, pour gagner au rassemblement de toutes nos forces pour engranger des succès. C'est pourquoi les participants à ce congrès ont regretté l'absence de gros syndicats de notre arrondissement à nos travaux , de même que leur manque d'implication dans l'activité interprofessionnelle depuis plusieurs années, ce qui est préjudiciable à la CGT dans le 12ème.

Ils ont proposé de les interpeller et de les rencontrer afin d'examiner avec eux la manière dont nous pourrions retisser des liens indispensables et travailler ensemble.

La question de la pérennisation de notre activité de la formation syndicale et la nécessité d'étoffer le collectif d'intervenants et de la direction des stages a été également une préoccupation de notre congrès, de même que de trouver un responsable à l'éducation syndicale. Des camarades ont fait part de leur intérêt, voire de leur disponibilité pour s'inscrire dans cette activité, notre 1ère CE reviendra sur cette question, ainsi que sur la réalisation du journal de l'UL, la GAZETTE qui nécessite la mise en place d'un collectif de rédaction.

Au travers du rapport des mandats, nous avons fait le constat du vieillissement des militants syndicaux, nous avons là, un défi à relever en direction de la jeunesse pour aller à leur rencontre dans nos entreprises et leur proposer d'adhérer à la CGT, en tenant compte de leur préoccupation et leur permettre de prendre des responsabilités au plus haut niveau dans nos structures. C'est le gage de la survie de notre organisation.

Nous pouvons dire que ce congrès à jeté les bases d'une meilleure prise en compte de l'activité de l'union locale que nous aurons à faire vivre pendant les 2 ans à venir pour nous renforcer et gagner en efficacité revendicative.

Le congrès a élu 23 membres à la commission exécutive et
3 membres à la commission de contrôle financier

La première CE aura à décider de la mise en place d'un bureau, pour impulser les décisions qui seront prises ainsi que d'assurer la répartition des taches.

 

 
Retour Accueil